Solstice d'hiver
Voilà, le soleil renaissant va de nouveau gravir la montagne de l’aube. Il portera avec lui tout l’espoir d’un nouveau printemps, toute l’attente d’un nouvel été. Couvé dans le ventre de la Terre, il est devenu ce petit rond de joie. Bien sûr il est encore fragile, bien sûr - Elle - devra le veiller tendrement, encore quelques temps jusqu’à ce que suffisamment fort il marche – seul – vers les blés fleurissant. Pour nous ce n’est pas la nouvelle année, qui est depuis la magie de Samonios, l’obscure fécondation mystère de la vie. Pour nous il est la preuve vivante et visible d’un amour sans limite de cette Terre Sacrée pour tous les enfants que nous sommes, à poils, à plumes, à peau, en pierre, en air, en eau, en os. Il ne s’agit pas d’une victoire de la lumière sur les ténèbres, mais de l’accouchement de la lumière par les ténèbres. C’est ainsi que fut le début du monde « in illo tempore ». Et ce retour cyclique au début des temps nous offre le renouveau, la renaissance symbolique et vivifiante. Toujours pareil et jamais identique, les rondes des années se suivent et alternent leur danse, ainsi en est-il de la vie. LA vie, qui n’est pas le contraire de la mort, la mort est l’opposé de la naissance, pas de la vie, en ce sens la renaissance du Soleil est à l’opposé de sa mort qui s’annoncera au Solstice d’été, mais qui nous pourrons le constater, ne fait que l’engloutir d’amour pour mieux le régénérer dans le cycle suivant. Ce n’est qu’à cette condition, que les saisons se suivent, que nos rythmes de vie portent en eux nos souffles, nos veilles et nos sommeils.
Ivres de beauté, face à ce soleil levant, ne devons nous pas, tout simplement poser tous nos bagages et dire simplement, « Je te salue beauté du monde » ?
Que le Soleil nouveau, nous porte inspiration, guidance, force et joie.
(photo Syd, Hotié de Viviane, Brocéliande)