Europe

Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 12:41

 1144474 tn

 

Le druidisme, a été reconnu comme religion au Royaume-Uni, annoncé par la Commission britannique des organisations caritatives. Le Réseau des druides (Druid Network), une organisation réunissant les adeptes du druidisme dans le monde, a reçu le statut d'oeuvre de bienfaisance, en tant qu'organisation religieuse, conféré par la Charity Commission (Commission des organisations caritatives).

 

Voir sur le TDN

 

Comment ne pas s’en réjouir ?

 

Après les pays Baltes et Nordiques, l’Islande (Asatru), l’Espagne, le Canada, voici l’Angleterre offrant des avancées à nos croyances.

 

 

 

 

Par Duir - Publié dans : Europe
Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 20:35

beltaine39.jpg

 

J’avais la joie d’annoncer en  2007 que le ministère de la Justice espagnol reconnaissait la communauté odiniste Espagnole, que les hôpitaux écossais reconnaissaient le culte païen et permettaient la visite de prêtres païens, et que les incarcérés druidisants au Canada avaient droits à leur culte…. (avec à l'époque référence à l'Odet)

 

2010 voit les policiers anglais païens, pouvoir poser des jours afin de célébrer leurs fêtes païennes. En effet, ces adeptes, ont obtenu du département de l’intérieur britannique le droit de prendre congé pour célébrer leurs fêtes religieuses, au même titre que les chrétiens ou les musulmans

«La reconnaissance du paganisme est un travail de longue haleine, mais ça avance», déclare L’officier de police Andy Pardy, cofondateur de la Pagan Police dans le Daily Mail

 

 

 

 

 

Par Duir - Publié dans : Europe
Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 09:41


Conférence annuelle de l'Association Européenne pour l'Etude des Religions
"Religion dans l'histoire de la culture européenne"

Université de Messina, Italie
14 - 17 septembre 2009
Par Duir - Publié dans : Europe
Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 13:18

En quoi le masculin et le féminin peuvent-ils être « sacrés » et peuvent-il différer du masculin, féminin profane ? Il suffit de définir avec précision le terme de « sacré » pour réussir à l’appliquer avec justesse à nos essences masculines et féminines.

Quelque chose de « sacré » est quelque chose de si précieux que l’on n’y touche pas, qui ne nous appartient pas qui est au-delà de ce qu’il montre. Quelque chose de « sacré » possède quelque chose en plus de ce qui est profane, une sorte d’âme qui nous dépasse, nous transcende, nous englobe, et ce quelque chose peut prendre le nom de divin (ou pas) et qui le fait appartenir à l’éternité.

 

Ainsi le masculin et le féminin deviennent sacrés  à partir du moment où l’on tient compte de leur appartenance à l’essence éternelle (divine ?). Le sacré serait cette part sur laquelle on n’interfaire pas, mais dont on prend soin. La tradition intervient pour nous donner les éléments à savoir comment prendre soin de ce sacré, comment nourrir en soi la part sacrée qui nous habite.

En quelque sorte le masculin et le féminin sont deux réalités qui ne dépendent pas de nous, qui nous dépassent. Dans la mesure où elles existent indépendamment de notre volonté, elles sont « souffle des DieuX », matière vivante. Ainsi a regarder le féminin et le masculin dans la nature et dans notre environnement nous pouvons y saisir une différence, une fonction particulière, une réalité. Le masculin sacré serait – il cette part de l’Homme liée à tous les Archétypes qui s’y incarnent ? Car enfin il ne s’agit pas d‘incarner un guerrier, un père, un amant ou un roi, mais de retrouver l’énergie que cela met en œuvre et les conséquences qui s’y rattachent. De la même manière le féminin sacré ne consiste pas à sublimer son ventre ou adorer la terre isolée, mais  renouer avec les énergies qui s’y rattachent, et ce qu’elles engendrent de conséquence. Relier en quelque sorte, notre quotidien à cette guidance divine qui nous est insufflée par ce qui est une source sacrée.

 

Le sens sacré, est justement le « sens », ôtant cette réalité nous nous trouvons face au chaos, à l’indifférencié, non sexué. Trouvons le sens, et le sacré y trouve son essence, quand ce sens nous est donné dans une réalité vraie.

 
Par exemple la vérité vraie c’est que généralement les hommes sont plus balaises que les femmes pour porter de lourdes charges, généralement les femmes sont mieux équipées pour nourrir un enfant. Le sens sacré n’est pas dans le simple fait de cette réalité, mais dans l’essence de ce qu’il propose. On y retrouve le schéma Archétypal, la trace des Dieux, et qui reste vital indépendamment de l’espace et du temps. Le sacré touche l’éternité.

Le sens sacré des choses serait-il l’âme des choses que l’on touche.

Retrouver le sens sacré du masculin serait de première engeance oublier toutes les connotations que nous lui connaissons, l’appris et le connu. Repartir aux essences premières de l’être et alors le vide fait, retrouver en soi comment vibre cette énergie, que fait –elle, où va – telle, comment et pourquoi. Il est de plus impossible de rencontrer ce type d’énergie sans automatiquement éveiller son contraire et entendre alors le murmure femme qui se lève. Le masculin n’est que par rapport au féminin, voilà certainement une vérité vraie et une source sacrée de sa compréhension. Comme le jour ne peut être appréhendé que dans sa comparaison à la nuit. Sans conscience de l’autre l’un n’existe pas et sa dynamique retombe au néant. Les DieuX, les Esprits se meuvent dans cette émergence, épousant leurs caractéristiques nous saurons alors retrouver le sens premier des choses et par la même le sens sacré.

Je ne parle pas ici de rites sexuels à pratiquer mais d’un quotidien à revisiter, car l’important est la vie sous chacune de ses pétales, chacune de ses secondes. Le masculin et le féminin sacrés se rencontrent à l’orée de nos vies, à l’angle de nos expériences personnelles et non dans des simulacres. Le symbole n’a de réalité que porté par la force de ce qui le laisse mouvoir. C’est face à face dans le vrai de notre devenir que nous pouvons entrer en contact avec notre réalité d’homme ou de femme.

 

Pour retrouver le sens de notre masculin ou notre féminin sacré, homme laissez vous imprégner du murmure des femmes, femmes laissez vous envahir par le chant des compagnons. Ne devons nous pas nous regarder, et laisser dans notre espace ourdir l’écho de l’autre ? Ce n’est que dans ce respect, cette attention, cette préciosité que nous pourrons toucher l’essence sacré de notre espèce. Alors les DieuX dévoileront les reflets lumineux des Déesses du Ciel et le geste sûr des Dieux qui ouvrent les chemins.

 

 

Par Duir - Publié dans : Europe
Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 20:55

Le « Druidisme » est la dénomination moderne d’une pratique plus ou moins calquée, ou inspirée de la pratique religieuse des anciens Celtes. Ce terme n’existe pas dans les temps antiques qui ne sont pas fait des sociétés laïques, et pour lesquelles la religion est une partie intégrante de la vie sociale et communautaire, mais aussi de la vie personnelle. La différence « sacrée », « profane » joue sur un tout autre plan que celui d’un choix de vie.

On ne dit pas « je pratique telle croyance » mais on dit « le Dieu de ma Tribu ».

Ainsi pas de « Druidisme » dans l’antiquité mais des croyances polythéistes, dont les prêtres (dans un sens large, c'est-à-dire, Barde, Ovate, Druide, et donc spécialistes du culte, de la médecine, de la justice, de la divination …). Nous pouvons utiliser le terme de « prêtre » dans le sens où sont « druides » une partie de la population dont le rôle est d’encadrer le Sacré auprès de la communauté.

 

Il est difficile de regarder les anciennes croyances avec nos esprits contemporains, un effort est nécessaire pour les appréhender. Un culte ancien, païen, natif ne se comprend pas, ne se vit pas, ne se pratique pas de la même manière que nos spiritualités contemporaines. Il n’y a pas d’un coté les humains, de l’autre des croyances choisies à la carte, d’un coté les prêtres et d’un autre les « ouailles », il y a d’un coté les Prêtres (Chamans, Druides, Prêtres) mais tout un chacun possède aussi sa part de reliance personnelle. Il y a les rites communautaires, les rites familiaux et les rites personnels, une seule foi exprimée sur des gammes différentes.

Les temps vont axer ces croyances de différentes manières, en fonction des besoins de la société et de l’environnement (car ces pratiques ne sont pas dissociables de l’environnement). Ainsi d’un Chamanisme premier adapté à des communautés claniques, l’humain va passer à la structure Kymrri, plus adaptée à des communautés plus grandes et par conséquent ayant besoin de se structurer tant sur le pan social que religieux. L’un ne va pas sans l’autre dans la vision de l’époque. L’un ne peut se concevoir sans l’autre.

IL y a le rite communautaire, que nous commençons à connaître grâce aux découvertes archéologiques des temples Gaulois par exemple, tout en ayant connaissance de pratiques votives et personnelles (ex voto de la Seine)


 

La société celtique, comme ses croyances spirituelles est fondée sur une structure tripartite, et non pas sur un clivage, une dualité de masse, ou de croyances.

Les pratiques des Celtes sont droites issues des pratiques chamaniques premières européennes, au même titre que les pratiques Asatru.

Nous retrouvons fortes traces de trames identiques dans les mythes et les contes, dans les symboles posés des traces archéologiques.

Par exemple, la pratique magique de la chasse dans les communautés chamanes n’est pas « la croyance » mais une partie de la croyance qui englobe aussi la médecine, les cultes aux forces de la nature, le culte des Ancêtres ….. De sorte que nous pouvons considérer que les peintures rupestres, ne représentent pas « une » croyance, mais sont la part de quête magique pour la chasse vitale aux peuples des cavernes. Il ne s’agit que d’une partie de pratique, reliant les humains au sacré (dans le sens relié de religion), partie d’un ensemble ou la Déesse Mère trouve aisément sa place, qu’elle soit une Déesse, un Esprit guérisseur, une force terrienne ou une Mère Divine.

Nous retrouvons ces trames dans la tradition des Celtes, par la présence de Dieu de la Nature, comme Kernunos, et de Déesse Mère comme Ana, Dana ….

La simple différence tient au fait que les Dieux Celtes sont ceux d’une société plus nombreuse, de clans plus grands et donc de mythes qui se sont mis en place en conséquence. Il en est ainsi de chaque tradition, digne de ce nom, orale, qui tout en gardant le « fond », (ce qui est loi naturelle, vérité première, savoir des anciens acquis à la force des âges : notre monde moderne n’est rien comparé aux millions d’années des hommes dit primitifs mais transmetteurs des mythes) adapte la forme de manière à être adaptée à l’ici et maintenant.


 

Aujourd’hui nous parlons de « Druidisme ». En réalité il existe plusieurs manières et différentes approches de ces pratiques ancestrales, différentes adaptations.

C’est sans doute un mot juste dans la mesure où ne correspondant à rien d’antérieur il permet d’englober dans son sens, tout ce qui touche de prêt ou de loin à la culture celte ancienne. Il suffirait donc de croire à Ogmios et Dana pour pratiquer le druidisme.


 

Il n’est pas question de se caler sur des certitudes personnelles, de se croire détenteur de la seule « tradition » des Druides, ou de la secrète connaissance. IL s’agit de simplement faire un constat. Si nous en restons aux faits, nous pouvons constater qu’il existe trois mouvances.


 

Nous avons d’une part un ensemble de pratiques issues de ce que nous appelons la Renaissance Druidique. Elle se mit en place en même temps que la Franc Maçonnerie au XVII eme siècle et lui est très proche tant sur le fond que sur la forme.  Plus ou moins rapprochée de cultes de la nature cette mouvance produit tout un ensemble de groupes plus ou moins cultuels, culturels.

 


D’un autre coté nous avons à faire à des communautés en pleine expansion qui renouant avec la culture celte, y adjoint tout un ensemble de pratique New Age, issues des mouvements Hippies, du Golden Dawn, de la Wicca, et qui foisonnent de diversité dans son essence même. Chacun y crée « Son » druidisme, « Sa tradition  ». Il s’agit d’un ensemble hétéroclite de volonté de vivre autrement sa religion, plus prêt de la nature, sans aucune attache, ni structure. Ces groupes refusent souvent, la notion même de « Prêtrise » chacun étant son propre prêtre, ou son propre Chaman, ou bien se projette dans le rôle sans les attaches référentielles cultuelles et culturelles basiquement nécessaires.

 


Une troisième réflexion se fait jour, pour ceux qui comme moi, ayant parcouru les chemins précédents, et s’y trouvant limités, ont orienté leurs travaux différemment. Il    s’agit de retrouver les essences fondamentales des vieilles croyances, de leur connexion avec les lois naturelles qui nous entourent mais sont aussi partie intègre de nos psychés. Il s’agit de puiser aux sources, afin de nourrir notre présent dans une multitude de réalités.

Il ne s’agit pas seulement de connaître, et d’apprendre, mais aussi de comprendre.

 


Cela est plus un Esprit Celte, Esprit Kymmri ainsi que se nommaient eux même les Celtes que du « Druidisme ».

L’Esprit Kymrii n’est pas un simple apprentissage de textes ou de gestes, mots et gestes que tout un chacun peut reproduire, sans en comprendre le sens et la portée, mais une manière particulière de croire, de faire, de dire. Ces manières sont inspirées, par les schémas ancestraux qui sont les nôtres, que nous connaissons par les étendues nouvelles et réelles de l’histoire et l’archéologie contemporaines, la connaissance des mythes, contes et légendes, celle du folklore, mais aussi celle de notre possible acceptation qu’il existe un inconscient collectif sans amnésie, une autre monde, un espace des Rêves, tel que toutes les traditions primitives le croit et que cet espace nous est accessible, à condition d’être suffisamment humble et libéré des œillères de notre contemporalité faite de dualité, de rejet, de toujours vouloir faire contre au lieu de vouloir faire pour.

 


Mon expérience personnelle, me porte à croire aujourd’hui que ces orientations sont difficilement accessibles par le travail de groupe. Il semble que la notion d’individualisme l’emporte trop sur l’individuation pour mettre en place un type d’approche clanique. Dix ans d’ODET, Ordre que j’ai fondé en  1999 et qui fut dissout par les Druides, suite à mon départ en 2007, dix ans de rencontres intergroupes, voire inter Traditions confirment ce fait. Mais il est d’autres chemins, qui se dévoilent peu à peu, qui plus que du partage sont des mises en commun du travail effectué. Une sorte de mise en commun des recherches. Quelques uns s’y retrouvent et c’est dans cet idée que je me trouve aujourd’hui, dans ce sens du travail et dans cet esprit : Kymrii.

Par Duir - Publié dans : Europe
Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /Oct /2008 22:40

J’ai passé une grande partie de mon enfance près du château de « Coumes » ou plus exactement près du château de la famille Begouën, cette même famille célèbre au sujet de l’art pariétal et des grottes régionales. Je me souviens fort bien des gens de la maison, qui nous laissaient visiter leur petit musée personnel et se montraient fort généreux lors des préparations d’exposés scolaires. A l’époque, à l’école c’était encore poële de bois et tableaux de craies, encre violette et tablier fermé. Comme j’aimais ces odeurs. Comme j’aimais préparer les exposés. Le dernier portait sur les sabots de Bethmale, que la famille Begouën a largement agrémenté de détails.

J’ai donc grandi dans le secteur des grottes célèbres. Dormi et rêvé à l’ombre des parures sur pierres de nos lointains ancêtres, bercée par le chant d’une terre gardienne des mémoires comme le sont toutes les montagnes. Adolescente j’ai arpenté la montagne et ses sources secrètes, ses pans durs et ses cimes claires. J’ai visité avec étrangeté, surprise et émotion bien des cavités, connues ou inconnues, comme cette petite grotte jamais retrouvée depuis, si petite qu’elle nous fit penser à une maison de nains, de poupées ou de Hadas, ces femmes fées, ces Dames Blanches.

C’est une autre expérience que de porter le pas, adulte et en conscience, vers les versants pierrés du Tuc d'Audoubert et de ses ombres profondes. Une autre émotion, que les mots ont du mal à transcrire que de poser le pied, la main, le cœur et l’âme contre la terre qui porte gravée sur la peau des signes des hommes. C’est comme entendre un cœur qui bat dans un ventre de femme.

La nature ici est tellement, ici, reine et présente, forte, qu’il est encore aisé de se laisser engloutir dans ses franges sauvages. On se sent si petit mais si bien. La montagne a cela de précieux, elle est comme les chats, jamais totalement domestique. Avec silence et retenue on peut l’approcher lentement et l’apprivoiser, un peu. Elle nous livre alors non seulement les secrets des vieux temps mais la force de sa sauvage engeance. Oui on peut sentir ce que c’est que d’être là, fragile et secourable, à la merci du vent, du temps et des chevreuils qui passent. Comme chaque fruit se cueille avec merci, respect. Un peu animal, un peu terre, on erre, on tangue un peu, on danse lentement comme un ours. On sent comme le jour se montre, qu’il est bon que le soleil se lève et que nous n’y pouvons rien.

Alors se lève le chant du monde, le murmure de la terre, se lève les chuchotements qu’y ont enclos les vieux danseurs de l’éternité, les femmes bleues de nos mémoires millénaires.
Que sommes nous d’autres que ces bouts de ciel dans nos yeux levés ?
Que sommes nous d’autres que ces bouts de terre dans nos chairs dorées ?
Que sommes nous d’autres ….
Que ces peintures qui dansent encore quand on laisse la lueur des bougies auréoler l’obscur souvenir de la Mère ?
Il suffit d’un éclat de flamme qui danse pour que l’espace devienne un monde vivant, et magnifique d’éternité.

Le sorcier















Situé à 4 m de haut, sur la voûte, dominant un fouillis d'animaux, il est gravé et en partie peint en noir. L'abbé Breuil en fit la description et l'interprétation suivantes :

"Vu de face, cette tête a des yeux ronds pupillés entre lesquels descend la ligne nasale se terminant par un petit arceau. Les oreilles dressées sont celles d'un cerf ; sur le bandeau frontal peint en noir émergent deux fortes ramures épaisses sans andouillers frontaux, avec un seul andouiller court déjà assez élevé au-dessus de la base, après lequel chaque branche se coude vers l'extérieur pour se diviser à nouveau en deux à droite et trois à gauche. Il n'y a pas de bouche, mais une très longue barbe striée tombant sur la poitrine. Les avant-bras sont relevés et joints horizontalement, se terminant par deux mains juxtaposées, à doigts courts et tendus ; leur couleur est délavée, presque disparue. Une large bande noire cerne tout le corps, s'amincissant à l'ensellure lombaire et s'étendant aux membres inférieurs fléchis. Un point marque la rotule de gauche. Les pieds, orteils compris, sont assez soignés et marquent un mouvement analogue à celui de la danse du "Cakewalk". Le sexe mâle, accentué, non érigé, est rejeté en arrière, mais bien développé, inséré sous une queue abondante (loup ou cheval) à petite houppe terminale. Telle est évidemment la figure que les Magdaléniens considéraient comme la plus importante de la caverne et qui nous paraît, à la réflexion, celle de l'Esprit régissant la multiplication du gibier et les expéditions de chasse."

 

Par Duir - Publié dans : Europe
Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 07:49










 
…et toi , Ô mon aîné, d’où es-tu venu ?

 

Ferchertne :

 

-ce n’est pas difficile, le long des colonnes de l’âge
les long des fleuves de Leinster
le long de la colline magique de la femme de Nechtan
le long de l’avant bras de la femme de Nuada
le long du pays du Soleil
le long de la demeure de la lune

 

Extrait du Dialogue des Deux Sages

Par Duir - Publié dans : Europe
Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 18:31

 

Les Kalévaléens, sont des poésies récitées en mètre de la tradition finnoise la plus ancienne. Avec le trochée à quatre pieds, les anciens Finnois ont exprimé, pendant plus de deux mille ans, tous les messages qui exigeaient un langage poétique : des poèmes épiques mythiques, chamaniques, et héroïques jusqu’aux impressions lyriques, des incantations jusqu’aux comptines. Les moyens poétiques étaient l’allitération et le parallélisme. Pendant plus de deux cent ans ont été recueillis une quantité exceptionnelle de poésies de ce genre (plus de 1270000 vers). Toute cette poésie est de tradition orale et récitée. L’époque du chant kalévaléen à proprement parler a duré en Finlande jusqu'au XIXème siècle. Encore dans les années 95 on pouvait rencontrer en Carélie, des personnes âgées qui avaient appris par tradition orale les récits de leurs anciens, comme le chant de la légende de Marjatta qui tombe enceinte après avoir mangé des baies.

Cela n’est pas sans rappeler nos déesses celtes tombant enceintes après avoir ingéré une abeille ou un grain de blé.













Kantélé, instrument traditionnel finnois.
(
http://www.people.iup.edu/rahkonen/kantele/FinnishKantele.htm)

 

Par Duir - Publié dans : Europe
Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 07:39

e sont en vérité de terribles nouvelles ; ce sera un mauvais temps qui durera longtemps,

pendant lequel les chefs seront nombreux
Pendant lequel les honneurs seront rares,

les vivants anéantiront les bons jugements
Le bétail du monde sera stérile
les hommes rejetteront la pudeur
les champions des grands seigneurs s’en iront
les hommes seront mauvais, les bons rois seront rares.

Les usurpateurs seront nombreux
Les disgrâces seront légion.

Chaque  homme sera disgracié
Les chars périrons après la courses
Des ennemis épuiseront la plaine de Niall
la vérité ne garantira plus l’excellence
les sentinelles autour des ( églises) Sites Sacrés seront battues
tout art sera bouffonnerie
tout mensonge sera choisi
chacun sortira de son propre état
avec orgueil et arrogance
si bien que ni le rang
ni l’âge
ni l’honneur
ni la dignité
ni l’art poétique
ni l’instruction ne seront respectés
on brisera quiconque est intelligent
chaque roi sera pauvre
tout ce qui est noble sera méprisé
tout ce qui est servile sera élevé
si bien que ni Dieu(x) ni homme ne seront adorés
les nobles périront devant les usurpateurs par l’oppression des hommes aux lances noires
la foi sera détruite
les sacrifices seront troublés
les seuils des (églises) temples seront écroulés
les cellules seront minées.
Les (églises) temples seront brûlés
les cuisines seront dévastées par avarice
l’inhospitalité détruira les fleurs
les fruits tomberont par mauvais jugements
le sentier de chacun périra
des chiens infligeront des blessures, aux corps si bien que chacun (…) contre sa suite par noirceur, rancœur et mesquinerie
il y aura un refuge pour la rancœur et la mesquinerie à la fin du dernier monde
il y aura de nombreuses discutions avec les gens d’art
Chacun s’achètera un satiriste pour satiriser à son profit
chacun imposera sa limite à l’autre
la trahison s’aventurera sur chaque colline, si bien que ne protégeront ni lit, ni serment.
Chacun blessera son voisin, si bien que chaque frère trahira l’autre.
Chacun frappera son compagnon de boisson et de repas, si bien qu’il n’y aura ni vérité ni honneur ni âme.
Les avares se dessécheront mutuellement
les usurpateurs se satiriseront l’un l’autre avec des tempêtes de noirceur
les grades seront renversés ;

la caricature sera  oubliée ;

les sages seront méprisés
la musique tournera en grossièreté
la qualité guerrière se tournera en cellules et en  cléricature
la sagesse sera changée en faux jugements
la loi du seigneur se tournera contre (l’Eglise) le Sacré
le mal passera dans la pointe des crosses
tout mariage deviendra adultère
un grand orgueil et un grand libre arbitre seront dans les fils de paysans et de vauriens
une grande avarice, une grande inhospitalité et une grande mesquinerie seront chez les tenanciers si bien que leurs arts poétiques seront noirs
le grand art de la broderie passera chez les fous et les prostituées si bien que l’on attendra des vêtements sans couleurs
des jugements faux passeront par les rois et les seigneurs
L’ingratitude, la méchanceté viendront dans chaque esprit, si bien que le serviteur et la servante ne serviront plus leurs maîtres, que ni le roi ni le seigneur n’entendrons plus les prières de leurs cantons, ni de leurs jugements ;

 

l’envie remplira chaque homme ; l’homme fier vendra son honneur et son âme pour le prix d’un scrupule.
La modestie sera rejetée
le peuple sera bafoué
les seigneurs seront anéantis
les rangs seront méprisés

 

les poètes seront anéantis
la vérité sera abolie
de faux jugements apparaîtront  chez les usurpateurs du dernier monde
les fruits seront brûlés après leur apparition par une foule d’étrangers et de gens de rien
Il y aura une trop grande foule d'hommes dans chaque pays
les pays s'étendront dans la montagne
chaque forêt sera grande comme une plaine et chaque plaine sera une grande forêt
Chacun deviendra esclave avec toute sa famille
Après cela il viendra de nombreuses et cruelles maladies
des tempêtes subites et effroyables
des éclairs et des fracas d'arbres
l'hiver aura des feuilles
l'été sera sombre
l'automne sera sans moisson
le printemps sera sans fleur
il y aura mortalité avec famine
il y a aura des maladies sur les troupeaux
vertige, consomption, hydropisie, peste, enflure, fièvre
trouvailles sans profit, cachettes sans trésors, grands biens sans hommes...

Extinction des champignons
manque de blé
parjures
jugements de colère
une mort de trois jours et de trois nuits pour les deux tiers des hommes
un tiers de ces plaies sur les bêtes des mers et des forêts
il viendra après cela sept années de lamentations
les fleurs périront
dans chaque maison il y aura des lamentations


(traduction Guyonvarc'h in Le dialogue des deux sages )

 

Ce texte, dont il existe plusieurs copies entre le XII et XIXeme siècle, mais dont l’origine est antérieure, est d’après Guyonvarc’h qui en fit une étude minutieuse,  non pas le reliquat d’un texte narratif, ordinaire ou épique. Il le rattache plus précisément à des prophéties, « tecosca », en tous cas comme une œuvre unique d’enseignement druidique.

Le message qui y transparait ne demande pas de commentaires, il parle de lui-même, et semble tant convenir à notre époque, qu’il nous a paru intéressant de le livrer ici.

 

Le dialogue des deux sages

Christian Guyonvarc’h

Ed Bibliothèque scientifique Payot

 

Par Duir - Publié dans : Europe
Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /Août /2008 22:59

 

 

« Le rituel est la poésie dans le monde des actes »

Nuinn (fondateur de l'Obod)

 

Pour Mircea Eliade, « toute poésie est un effort pour recréer le langage, en d’autres termes pour abolir le langage courant, de tous les jours, et inventer un nouveau langage, personnel et privé, en dernière instance secret. Mais la création poétique, tout comme la création linguistique, implique l’abolition du temps, de l’histoire concentrée dans le langage… » (Extrait de Mythes, rêves & mystères). La poésie bardique est tout à fait dans cet esprit, elle est l’expression de l’inspiration du Barde qui par le flot de l’Awen (inspiration, intuition) se lie aux sources d’inspirations divines et donc intemporelles.

Cette poésie, cette magie du verbe, permet d’exprimer, de représenter, faire ressentir des choses que les mots de tous les jours ne peuvent pas. La poésie est donc en elle – même le langage magique et intermédiaire entre les autres monde et les hommes, elle est le fil secret entre les lobes de nos différents cerveaux, entre nos différents corps. Cette poésie du verbe est un des plus beaux langages de la prière car elle ne répond pas aux critères linguistiques, aux règles de grammaires ou de construction mais elle répond aux règles des sons, de la vibration, de l’âme, elle est le cri du cœur, le chant de l’âme …

Le rituel druidique comme une poésie dans le monde des actes, représente ce mode d’expression qui va plus loin que le mot, le son, le complète, en étant le geste qui permet de relier, de lier, de connecter. Là où la poésie permettra  d’échanger dans l’esprit et l’émotion, le dire  et l’entendre, le rituel permettra de matérialiser, de concrétiser, d’aller plus loin. : de voir et de toucher. Il est vrai, et tous ceux qui ont assisté à un rituel druidique l’on vu, que le rituel dégage une émotion poétique extraordinaire. Autant, sinon plus que les objets, poétiques et bucoliques (fleurs, fruits, bois, pierre, plumes …) le ton, les gestes, les intentions sont emprunts de cette mouvance poétique, de celle qui relie au souffle des vents, aux bruissements des feuilles, au chant des ruisseaux. Chacun est pris, surpris, et enfin envoûté par la magie du moment tout comme on reste touché par un magnifique poème, sous le charme.

 

Un rituel est un instant particulier où l'on prend le temps d'être hors temps et hors espace. Les formes de bases de la création sont le cercle (éternité) et le carré (incarnation)

Lors d'un rituel il s'agit de retrouver cette harmonie primordiale, cette position traditionnelle d'être un être parmi les êtres, un Etre Humain dans le cosmos. Recréation de ces espaces primordiaux, positionnement des Energies Premières et donc toujours incarnées, reprise de conscience de notre place au sein de ce cosmos, rond et carré mais aussi vertical. Nous ne faisons plus qu’un, enfant du Ciel et de la Terre, avec la Nature environnante, le cosmos.

A l'intérieur de ce Cercle, Carré, se trouve le tronc qui va des mondes souterrains aux mondes supérieurs. Nous sommes au centre, lien, connecteur de vie et la prise de conscience de cet état de fait apporte un nettoyage de nos méninges, de notre âme … Souviens toi qui tu es !

De reprendre sa place  permet par la dynamique engendrée, accentuée par des mots, et des gestes de redonner, voire donner un nouveau souffle, à soi, aux autres, au monde, au cosmos.

Hors du temps et de l'espace car cet ici et Maintenant refait le souffle et le geste qui donne vie au Monde éternellement. C'est reconnaître notre vraie place dans l'Eternité. C'est épurer la vie de tout ce qui la cache, de tout ce qui fait d’elle une vie pour lui rendre son authenticité, sa vérité première, son éternité. C'est connecter avec l'instant de notre naissance, de notre mort ces instants où personne n'a prise, où se sont les Dieux qui gouvernent. C'est un acte de foi, une reconnaissance. C'est un acte d'abandon total, d'acceptation du monde tel qu'il est vraiment.

Personne mieux que Mircea Eliade n'a décrit la réalité d'un rituel primordial. Personne mieux que soit même ne peut en éprouver la force, le bonheur et la sagesse
Par Duir - Publié dans : Europe

Catégories

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés