Duir

Vendredi 7 août 2009




A partir de l'équinoxe d'automne, c'est à dire fin septembre,
parution du bulletin  " DUIR "
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Ce bulletin paraitra quatre fois par an et proposera des articles et analyses portant sur un thème choisi.
Le premier thème : "L'Art Sacré"


A bientôt donc ...




Par Duir
Dimanche 3 mai 2009

L'apogée d’une saison n'est pas son début, à ce titre le solstice d’été n'est pas le début d’un été mais son centre. Le début se trouve par conséquent bien avant et les cultures primitives, le situent, en ce qui concerne les traditions européennes au  1er mai. Avant d'être la fête du travail ou du muguet, le 1er mai était une célébration grandiose, de l’entrée dans l'été, fête de joie, de fleurs, d'activité que nos ancêtres nommaient Beltaine

(Fête au soleil, multiculturelle, photo DUIR 2009)


Par Duir
Dimanche 21 décembre 2008

Voilà, le soleil renaissant va de nouveau gravir la montagne de l’aube. Il portera avec lui tout l’espoir d’un nouveau printemps, toute l’attente d’un nouvel été. Couvé dans le ventre de la Terre, il est devenu ce petit rond de joie. Bien sûr il est encore fragile, bien sûr - Elle -  devra le veiller tendrement, encore quelques temps jusqu’à ce que suffisamment fort il marche – seul – vers les blés fleurissant. Pour nous ce n’est pas la nouvelle année, qui est depuis la magie de Samonios, l’obscure fécondation mystère de la vie. Pour nous il est la preuve vivante et visible d’un amour sans limite de cette Terre Sacrée pour tous les enfants que nous sommes, à poils, à plumes, à peau, en pierre, en air, en eau, en os. Il ne s’agit pas d’une victoire de la lumière sur les ténèbres, mais de l’accouchement de la lumière par les ténèbres. C’est ainsi que fut le début du  monde « in illo tempore ». Et ce retour cyclique au début des temps nous offre le renouveau,  la renaissance symbolique et vivifiante. Toujours pareil et jamais identique, les rondes des années se suivent et alternent leur danse, ainsi en est-il de la vie. LA vie, qui n’est pas le contraire de la mort, la mort est l’opposé de la naissance, pas de la vie, en ce sens la renaissance du Soleil est à l’opposé de sa mort qui s’annoncera au Solstice d’été, mais qui nous pourrons le constater, ne fait que l’engloutir d’amour pour mieux le régénérer dans le cycle suivant. Ce n’est qu’à cette condition, que les saisons se suivent, que nos rythmes de vie portent en eux nos souffles, nos veilles et nos sommeils.

Ivres  de beauté, face à ce soleil levant, ne devons nous pas, tout simplement poser tous nos bagages et dire simplement, « Je te salue beauté du monde » ?


Que le Soleil nouveau, nous porte inspiration, guidance, force et joie.


(photo Syd, Hotié de Viviane, Brocéliande)

Par Duir
Mardi 2 décembre 2008

En quoi le masculin et le féminin peuvent-ils être « sacrés » et peuvent-il différer du masculin, féminin profane ? Il suffit de définir avec précision le terme de « sacré » pour réussir à l’appliquer avec justesse à nos essences masculines et féminines.

Quelque chose de « sacré » est quelque chose de si précieux que l’on n’y touche pas, qui ne nous appartient pas qui est au-delà de ce qu’il montre. Quelque chose de « sacré » possède quelque chose en plus de ce qui est profane, une sorte d’âme qui nous dépasse, nous transcende, nous englobe, et ce quelque chose peut prendre le nom de divin (ou pas) et qui le fait appartenir à l’éternité.

 

Ainsi le masculin et le féminin deviennent sacrés  à partir du moment où l’on tient compte de leur appartenance à l’essence éternelle (divine ?). Le sacré serait cette part sur laquelle on n’interfaire pas, mais dont on prend soin. La tradition intervient pour nous donner les éléments à savoir comment prendre soin de ce sacré, comment nourrir en soi la part sacrée qui nous habite.

En quelque sorte le masculin et le féminin sont deux réalités qui ne dépendent pas de nous, qui nous dépassent. Dans la mesure où elles existent indépendamment de notre volonté, elles sont « souffle des DieuX », matière vivante. Ainsi a regarder le féminin et le masculin dans la nature et dans notre environnement nous pouvons y saisir une différence, une fonction particulière, une réalité. Le masculin sacré serait – il cette part de l’Homme liée à tous les Archétypes qui s’y incarnent ? Car enfin il ne s’agit pas d‘incarner un guerrier, un père, un amant ou un roi, mais de retrouver l’énergie que cela met en œuvre et les conséquences qui s’y rattachent. De la même manière le féminin sacré ne consiste pas à sublimer son ventre ou adorer la terre isolée, mais  renouer avec les énergies qui s’y rattachent, et ce qu’elles engendrent de conséquence. Relier en quelque sorte, notre quotidien à cette guidance divine qui nous est insufflée par ce qui est une source sacrée.

 

Le sens sacré, est justement le « sens », ôtant cette réalité nous nous trouvons face au chaos, à l’indifférencié, non sexué. Trouvons le sens, et le sacré y trouve son essence, quand ce sens nous est donné dans une réalité vraie.

 
Par exemple la vérité vraie c’est que généralement les hommes sont plus balaises que les femmes pour porter de lourdes charges, généralement les femmes sont mieux équipées pour nourrir un enfant. Le sens sacré n’est pas dans le simple fait de cette réalité, mais dans l’essence de ce qu’il propose. On y retrouve le schéma Archétypal, la trace des Dieux, et qui reste vital indépendamment de l’espace et du temps. Le sacré touche l’éternité.

Le sens sacré des choses serait-il l’âme des choses que l’on touche.

Retrouver le sens sacré du masculin serait de première engeance oublier toutes les connotations que nous lui connaissons, l’appris et le connu. Repartir aux essences premières de l’être et alors le vide fait, retrouver en soi comment vibre cette énergie, que fait –elle, où va – telle, comment et pourquoi. Il est de plus impossible de rencontrer ce type d’énergie sans automatiquement éveiller son contraire et entendre alors le murmure femme qui se lève. Le masculin n’est que par rapport au féminin, voilà certainement une vérité vraie et une source sacrée de sa compréhension. Comme le jour ne peut être appréhendé que dans sa comparaison à la nuit. Sans conscience de l’autre l’un n’existe pas et sa dynamique retombe au néant. Les DieuX, les Esprits se meuvent dans cette émergence, épousant leurs caractéristiques nous saurons alors retrouver le sens premier des choses et par la même le sens sacré.

Je ne parle pas ici de rites sexuels à pratiquer mais d’un quotidien à revisiter, car l’important est la vie sous chacune de ses pétales, chacune de ses secondes. Le masculin et le féminin sacrés se rencontrent à l’orée de nos vies, à l’angle de nos expériences personnelles et non dans des simulacres. Le symbole n’a de réalité que porté par la force de ce qui le laisse mouvoir. C’est face à face dans le vrai de notre devenir que nous pouvons entrer en contact avec notre réalité d’homme ou de femme.

 

Pour retrouver le sens de notre masculin ou notre féminin sacré, homme laissez vous imprégner du murmure des femmes, femmes laissez vous envahir par le chant des compagnons. Ne devons nous pas nous regarder, et laisser dans notre espace ourdir l’écho de l’autre ? Ce n’est que dans ce respect, cette attention, cette préciosité que nous pourrons toucher l’essence sacré de notre espèce. Alors les DieuX dévoileront les reflets lumineux des Déesses du Ciel et le geste sûr des Dieux qui ouvrent les chemins.

 

 

Par Duir

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