En quoi le masculin et le
féminin peuvent-ils être « sacrés » et peuvent-il différer du masculin, féminin profane ? Il suffit de définir avec précision le terme de « sacré » pour réussir à
l’appliquer avec justesse à nos essences masculines et féminines.
Quelque chose de « sacré » est quelque chose de si précieux que l’on n’y touche pas, qui ne nous appartient pas qui est au-delà de
ce qu’il montre. Quelque chose de « sacré » possède quelque chose en plus de ce qui est profane, une sorte d’âme qui nous dépasse, nous transcende, nous englobe, et ce quelque chose
peut prendre le nom de divin (ou pas) et qui le fait appartenir à l’éternité.
Ainsi le masculin et le féminin deviennent sacrés à partir du moment où l’on tient compte de
leur appartenance à l’essence éternelle (divine ?). Le sacré serait cette part sur laquelle on n’interfaire pas, mais dont on prend soin. La tradition intervient pour nous donner les
éléments à savoir comment prendre soin de ce sacré, comment nourrir en soi la part sacrée qui nous habite.
En quelque sorte le masculin et le féminin sont deux réalités qui ne dépendent pas de nous, qui nous dépassent. Dans la mesure où elles
existent indépendamment de notre volonté, elles sont « souffle des DieuX », matière vivante. Ainsi a regarder le féminin et le masculin dans la nature et dans notre environnement nous
pouvons y saisir une différence, une fonction particulière, une réalité. Le masculin sacré serait – il cette part de l’Homme liée à tous les Archétypes qui s’y incarnent ? Car enfin il ne
s’agit pas d‘incarner un guerrier, un père, un amant ou un roi, mais de retrouver l’énergie que cela met en œuvre et les conséquences qui s’y rattachent. De la même manière le féminin sacré ne
consiste pas à sublimer son ventre ou adorer la terre isolée, mais renouer avec les énergies qui s’y rattachent, et ce qu’elles engendrent de
conséquence. Relier en quelque sorte, notre quotidien à cette guidance divine qui nous est insufflée par ce qui est une source sacrée.
Le sens sacré, est
justement le « sens », ôtant cette réalité nous nous trouvons face au chaos, à l’indifférencié, non sexué. Trouvons le sens, et le sacré y trouve son essence, quand ce sens nous est
donné dans une réalité vraie.
Par exemple la vérité vraie c’est que généralement les hommes sont plus balaises que les femmes pour porter de lourdes charges, généralement les femmes sont mieux équipées pour nourrir un enfant.
Le sens sacré n’est pas dans le simple fait de cette réalité, mais dans l’essence de ce qu’il propose. On y retrouve le schéma Archétypal, la trace des Dieux, et qui reste vital indépendamment de
l’espace et du temps. Le sacré touche l’éternité.
Le sens sacré des choses serait-il l’âme des choses que l’on touche.
Retrouver le sens sacré du masculin serait de première engeance oublier toutes les connotations que nous lui connaissons, l’appris et le
connu. Repartir aux essences premières de l’être et alors le vide fait, retrouver en soi comment vibre cette énergie, que fait –elle, où va – telle, comment et pourquoi. Il est de plus impossible
de rencontrer ce type d’énergie sans automatiquement éveiller son contraire et entendre alors le murmure femme qui se lève. Le masculin n’est que par rapport au féminin, voilà certainement une
vérité vraie et une source sacrée de sa compréhension. Comme le jour ne peut être appréhendé que dans sa comparaison à la nuit. Sans conscience de l’autre l’un n’existe pas et sa dynamique
retombe au néant. Les DieuX, les Esprits se meuvent dans cette émergence, épousant leurs caractéristiques nous saurons alors retrouver le sens premier des choses et par la même le sens
sacré.
Je ne parle pas ici de rites sexuels à pratiquer mais d’un quotidien à revisiter, car l’important est la vie sous chacune de ses pétales,
chacune de ses secondes. Le masculin et le féminin sacrés se rencontrent à l’orée de nos vies, à l’angle de nos expériences personnelles et non dans des simulacres. Le symbole n’a de réalité que
porté par la force de ce qui le laisse mouvoir. C’est face à face dans le vrai de notre devenir que nous pouvons entrer en contact avec notre réalité d’homme ou de femme.
Pour retrouver le sens de notre masculin ou notre féminin sacré, homme laissez vous imprégner du murmure des femmes, femmes laissez
vous envahir par le chant des compagnons. Ne devons nous pas nous regarder, et laisser dans notre espace ourdir l’écho de l’autre ? Ce n’est que dans ce respect, cette attention, cette préciosité
que nous pourrons toucher l’essence sacré de notre espèce. Alors les DieuX dévoileront les reflets lumineux des Déesses du Ciel et le geste sûr des Dieux qui ouvrent les chemins.