Samedi 11 avril 2009



Cette association est apolitique, laïque, ouverte à la mixité et non-communautariste. Fédératrice de tous les combats féminins, « Paroles de femmes » réunira les femmes de toutes confessions et de tous les cultures afin de promouvoir le statut de la femme et d’en finir avec l’inégalité, la discrimination, la soumission, la violence.

http://www.parolesdefemmes.org/

Pétition pour le droit des femmes juives à divorcer religieusement :

http://www.parolesdefemmes.org/spip.php?article7

Par Duir - Publié dans : Terre des Femmes
Samedi 11 avril 2009

Combien de nos mères et nos grand mères ont avancé sur les barricades, pour enfin avoir une âme et un droit de vote, celui d’accéder aux écoles, pouvoir passer les diplômes de médecins ou être acceptées parmi les peintres des académies d’art ? Certaines d’entre elles en sont mortes.

 

Combien ont fait de la prison, combien ont été bannies pour avoir osé vouloir avorter dans leur corps qui jusqu’à preuve du contraire depuis l’abolition de l’esclavage  n’appartient à personne d’autre qu’à elles – mêmes ?

 

Combien devront encore mourir lapidées, se cacher, se taire, se faire battre, se faire exciser ?

 

Combien penseront qu’il faut juste frétiller du cul pour trouver sa place dans cette société ?

 

Ai-je envie d’un tel monde pour mes filles ?

Auront-elles le choix entre la putasserie aliénante et la prison de tissu, annihilant ?

Pute ou soumise ?

 

Ou puis- je  espérer un espace libre de marcher dans la rue sans entrave que celle du respect de chacun qui passe par la reconnaissance de notre droit à être des femmes, ni pute, ni esclave, ni singe  ?

 

Bon il est vrai que la science découvre comment faire des enfants sans le recours à nos ventres, dans ce cas le problème de « la » femme ne se posera plus, n’importe quel substitut de vagin fera l’affaire pour le Mâle … il sera alors possible de nous éradiquer de la surface du globe. Entre voilage et exposition de bidoche il nous reste la possibilté de devenir une espèce en voie de disparition.



"
En France, sauf si on vivait au pôle Nord chez les Esquimaux, il n'y a pas de nécessité de s'affubler d'une couverture des pieds à la tête ou de se cacher derrière une burqa grillagée"
Dalil Boubakeur


Une loi de mars 2004, le port du voile islamique est interdit à l'école en France.

Peinture de Léonore Fini, Carcan, (visionnaire)

 


 

Par Duir - Publié dans : Terre des Femmes
Samedi 11 avril 2009

En préambule de sa Déclaration de 1993, l’ONU proclame l’urgence de l’application aux femmes des droits et principes du genre humain : SECURITE, INTEGRITE, LIBERTE, DIGNITE, EGALITE. Cinq mots pour résumer ce qui devrait être garanti aux femmes, en ce début de troisième millénaire.

C’est autour de ces mots que Christine Ockrent et Sandrine Treiner ont sélectionné des sujets dont elles ont confié le développement (sous forme d’articles, d’analyses transversales, de reportages mais aussi de portraits d’hommes et de femmes opérant sur le terrain) à quarante auteurs – experts mondialement connus, chercheurs, praticien, militants, journalistes, venus de tous les horizons. Dans cette recherche, elles ont bénéficié du concours de Françoise Gaspard, sociologue à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, qui représente la France au Comité CEDAW des Nations Unies, dont le rôle est de surveiller l’application de la Convention contre toutes les discriminations à l’égard des femmes. C’est ainsi que pendant deux ans, autour de leur trio, s’est constituée une communauté de travail internationale, passionnée, enthousiaste.

Comment et pourquoi les femmes sont-elles mutilées, enfermées, déplacées, négociées, marchandées, souvent avec la complicité tacite des Etats, même démocratiques ? Comment peut-il manquer quatre-vingt-dix millions de femmes en Asie ? Est-ce un hasard si le SIDA en Afrique tue aujourd’hui plus de femmes que d’hommes ? Pourquoi, en matière de viol et de violences conjugales, privilégie-t-on les explications culturelles ou religieuses dans les pays du Sud pour préférer les causes d’ordre psychologique et individuel dans les pays du Nord ? Pourquoi les femmes sont-elles d’avantage brutalisées lorsqu’elles sont instruites et qu’elles accèdent à l’autonomie ? Pourquoi, partout, les femmes sont-elles les plus pauvres d’entre les pauvres… ?

Autant de questions et de réponses possibles apportées dans cet ouvrage essentiel dont la lecture, à la fois bouleversante et édifiante, ne laissera personne indemne mais qui, au contraire, confortera chacun (chacune) dans une certitude : il faut faire du combat pour les femmes une affaire personnelle.


http://www.xoeditions.com/spip.php?article74

A lire, impérativement, des témoignages, des reportages, des comptes rendus, des chiffres, portés et communiqués par des femmes et des hommes responsables et solidement ancrés dans le respect de l'humanité.


 

Par Duir - Publié dans : Terre des Femmes
Samedi 11 avril 2009

Cheveux de femmes

Sylvie Verchère Merle © décembre 2008


Voir sur blog Traverses
 

Edité chez Lulu.com

 

·       Bronia et Gerhard Allemagne 1941

·       Gerti Berlin 1945

·       Gisèle France 1945

 

Dans un style rapide et particulier, Sylvie Verchère Merle aborde trois histoires de femmes dont la chevelure supportera la trace de leur humiliation de femmes. C’est à la foi un cri contre le traitement particulier qui est parfois réservé aux femmes, mais aussi un témoignage de la stigmatisation faite de leur chevelure, symbole de leur féminité, de la force de leur identité propre. Touchant à trois contextes politiquement opposés, le thème se répète quasi identique, donnant une forme universelle à ces cicatrices émotionnelles que sont les gestes avilissants. Il ne s’agit pas de crier halte à l’homme, qui y est rencontré avec sensibilité et tendresse, mais un large cri à l’attention de l’humanité entière. Cette humanité, qui si elle peut s’unifier dans l’horreur, peut sans aucun doute s’unir aussi dans la force, la joie et la liberté. Un ouvrage dur, sensible et juste, qui pousse à réflexion.

 

 

Par Duir - Publié dans : Terre des Femmes
Samedi 11 avril 2009

Un ouvrage exeptionnel, écrit en connaissance de cause par Josette Dall'ava-Santucci, chef du service de physiologie au groupe hospitalier Cochin à Paris, professeur à la faculté de médecine de Cochin Port Royal, ex présidente de l'Association française des femmes médecins et première femme secrétaire générale de la Société de physiologie. Membre du Conseil de l'Ordre.


Elle nous dévoile avec détails et clarté l'histoire des femmes dans l'art médical. De ces femmes qui n'ont pu réintegrer les universités de médecine que depuis à peine un peu plus de cent ans !


Elle retrace ce grand trou noir qui leur a interdit l'étude de la fin du Moyen Age au Xixeme siècle. Mais elle lève le voile sur la place particulière et juste des femmes médecines dans la plus haute antiquité. De ces femmes préhistoriques, qui cueillent, détiennent la magie des plantes, là où les hommes chassent.

Aux époques premières l’homme était censé chasser et la femme cueillir. Cueillir les lantes diverses pour la cuisine, pour confectionner des boissons, préparer des pansements, pour cicatriser les plaies.



Chez les Touareg elle officie en tant que grande prêtresse

Dans la plupart des pays (Kamtchatka, Amérique du Sud, Californie, Mexique) elle se révèle experte dans la connaissance du règne végétal


 

De ces magiciennes qui perdront peu à peu leurs droits devant la culture gréco - romaine ..

« on imagine aisément que dans un monde où les garçons fuyaient le gynécée porteur de maléfices, parlaient du féminin comme d’un mal nécessaire à la procréation, et n’écrivaient l’amour qu’au masculin pluriels, les femmes allaient avoir du mal à faire valoir leurs talents médicaux "


Sans oublier la chasse aux sorcières par l'Inquisition Judeo - Chrétienne...


Le problème est de savoir « si la femme doit être rangée parmi les êtres raisonnables ou parmi les brutes, si elle a une âme et si elle fait réellement partie de l’humanité »

Concile de Macon en l’an 581


Enfin un ouvrage éclairant !


Des sorcières aux mandarines, histoire des femmes médecins
Josette Dall'ava-Santucci


Calman Levy.

Par Duir - Publié dans : Terre des Femmes
Samedi 11 avril 2009

 

 




http://museums.norfolk.gov.uk/default.asp?SearchParam=boudica&document=000.10


Qui connaît l’histoire de la Reine Celte Boudica ? Elle est de cette culture qui permet aux femmes d’être Reine, de prendre les décisions et le chemin de la guerre au même titre que leur mari. Elle est de la trempe des « Maeve », possède des biens et lancent des défis. Elle est de celles qui consultent les augures et changent l’histoire. C’est une image historique venue du passé, si proche d’un Archétype profond qu’elle prend place dans le panthéon de nos héroïnes. La culture celte, comme toutes les cultures nourries de tradition orale, font fréquemment ce genre de chose, mêler l’histoire au mythe quand les deux sont susceptibles de nourrir notre psyché. Alors il est temps de retrouver l’historie de Boudica, nous qui avons besoin non pas guerrières, mais de femmes humaines, sans peur et sans honte.

 

 

 

Voici l’histoire de Boudica (Boudiga, Boudicca, Boddicea …

A la mort de son royal mari, Boudica devient Reine des Icènes. Mais son royaume est envahi par les troupes romaines qui jusque là se contentaient du commerce. Elle même est flagellée et ses filles sont violées. Apres une révolte et une victoire sur les armées romaines, elle perdra une dernière bataille et se suicidera par le poison ...


:

Photo

http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Monde_celtique/Image_du_mois/Archives/Boudicca



Tacite, Annales, XIV, 34-37

 

 

Suetonius réunit à la quatorzième légion les vexillaires de la vingtième et ce qu'il y avait d'auxiliaires dans le voisinage. Il avait environ dix mille hommes armés, lorsque, sans temporiser davantage, il se dispose au combat. Il choisit une gorge étroite et fermée par un bois, bien sûr auparavant qu'il n'avait d'ennemis qu'en face, et que la plaine, unie et découverte, ne cachait point d'embûches. C'est là qu'il s'établit, la légion au centre et les rangs serrés, les troupes légères rangées à l'entour, la cavalerie ramassée sur les ailes. Quant aux Bretons, leurs bandes à pied et à cheval se croisaient et voltigeaient tumultueusement, plus nombreuses qu'en aucune autre bataille, et animées d'une audace si présomptueuse, que, afin d'avoir jusqu'aux femmes pour témoins de la victoire, elles les avaient traînées à leur suite, et placées sur des chariots qui bordaient l'extrémité de la plaine.

Boudicca, montée sur un char, ayant devant elle ses deux filles, parcourait l'une après l'autre ces nations rassemblées, en protestant "que, tout accoutumés qu'étaient les Bretons à marcher à l'ennemi conduits par leurs reines, elle ne venait pas, fière de ses nobles aïeux, réclamer son royaume et ses richesses; elle venait, comme une simple femme, venger sa liberté ravie, son corps déchiré de verges, l'honneur de ses filles indignement flétri. La convoitise romaine, des biens, était passée aux corps, et ni la vieillesse ni l'enfance n'échappaient à ses souillures. Mais les dieux secondaient enfin une juste vengeance: une légion, qui avait osé combattre, était tombée tout entière; le reste des ennemis se tenait caché dans son camp, ou ne songeait qu'à la fuite. Ils ne soutiendraient pas le bruit même et le cri de guerre, encore moins le choc et les coups d'une si grande armée. Qu'on réfléchît avec elle au nombre des combattants et aux causes de la guerre, on verrait qu'il fallait vaincre en ce lieu ou bien y périr. Femme, c'était là sa résolution: les hommes pouvaient choisir la vie et l'esclavage."

Suetonius ne se taisait pas non plus en ce moment décisif. Plein de confiance dans la valeur de ses troupes, il les exhortait cependant, il les conjurait "de mépriser ce vain fracas et ces menaces impuissantes de l'armée barbare: on y voyait plus de femmes que de soldats; cette multitude sans courage et sans armes lâcherait pied sitôt qu'elle reconnaîtrait, tant de fois vaincue, le fer et l'intrépidité de ses vainqueurs. Beaucoup de légions fussent-elles réunies, c'était encore un petit nombre de guerriers qui gagnait les batailles; et ce serait pour eux un surcroît d'honneur d'avoir prouvé qu'une poignée de braves valait une grande armée. Ils devaient seulement se tenir serrés, lancer leurs javelines, puis, frappant de l'épée et du bouclier, massacrer sans trêve ni relâche, et ne pas s'occuper du butin: la victoire livrerait tout en leurs mains." Telle fut l'ardeur qui éclatait à chacune de ces paroles, et l'air dont balançaient déjà leurs redoutables javelines ces vieux soldats éprouvés dans cent batailles, que Suetonius, assuré du succès, donna aussitôt le signal du combat.

Immobile d'abord, et se faisant un rempart de la gorge étroite où elle était postée, la légion attendit que l'ennemi s'approchât, pour lui envoyer des coups plus sûrs. Quand elle eut épuisé ses traits, elle s'avança rapidement en forme de coin. Les auxiliaires chargent en même temps, et les cavaliers, leurs lances en avant, rompent et abattent ce qui résiste encore. Le reste fuyait ou plutôt essayait de fuir à travers la haie de chariots qui fermait les passages. Le soldat n'épargna pas même les femmes; et jusqu'aux bêtes de somme tombèrent sous les traits et grossirent les monceaux de cadavres. Cette journée fut glorieuse et comparable à nos anciennes victoires: quelques-uns rapportent qu'il n'y périt guère moins de quatre-vingt mille Bretons. Quatre cents soldats environ furent tués de notre côté; il n'y eut pas beaucoup de blessés. Boudicca finit sa vie par le poison. Quand Poenius Postumus, préfet de camp de la deuxième légion, apprit le succès de la quatorzième et de la vingtième, désespéré d'avoir privé la sienne d'une gloire pareille en se refusant, contre les lois de la discipline, aux ordres du général, il se perça de son épée.

 

« Quant aux Bretons, leurs bandes à pied et à cheval se croisaient et voltigeaient tumultueusement, plus nombreuses qu'en aucune autre bataille, et animées d'une audace si présomptueuse, que, afin d'avoir jusqu'aux femmes pour témoins de la victoire, elles les avaient traînées à leur suite, et placées sur des chariots qui bordaient l'extrémité de la plaine »
Des femmes sur un champ de bataille devait être par évidence fort incongrues pour un esprit latin, les femmes latines restent à la maison et n’ont pas droit de faire, ni de dire. Par conséquent si les femmes Celtes sont là on ne peut qu’imaginer que pour Tacine, Latin, elles ont été « traînées » pour être témoins. A aucun moment il ne peut imaginer qu’elles puissent être là en guerrières, ou encore pour soutenir de leur présence magique la fureur guerrière des hommes.

N’hésitons pas à relever qu’elles sont sur des chariots ce qui peut signifier soit une volonté protectrice (fuite rapide si besoin) soit une volonté d’intervention guerrière.

 

« Boudicca, montée sur un char, ayant devant elle ses deux filles, parcourait l'une après l'autre ces nations rassemblées, en protestant "que, tout accoutumés qu'étaient les Bretons à marcher à l'ennemi conduits par leurs reines »

La description est claire, Boudica est un chef de guerre et se comporte comme tel, exactement comme le ferait un homme. De plus elle est accompagnée de ses filles, ce qui confirme le fait. Que la femme, la fille sont au même titre que les garçons aptes à « parader » sur les chars guerriers : « Les Bretons sont accoutumés à ce fait »

 

« Elle ne venait pas, fière de ses nobles aïeux, réclamer son royaume et ses richesses; elle venait, comme une simple femme, venger sa liberté ravie, son corps déchiré de verges, l'honneur de ses filles indignement flétri »

Ce passage est important, nous pouvons y lire l’importance de l’Ancêtre, et la possibilité claire qu’une femme peut régner et posséder des richesses, succéder à son mari, mais aussi être entendue comme « femme » avec ses revendications de femmes. Boudica veut se venger de l’intrusion des Romains dans son royaume, de sa flagellation et du viol de ses deux filles. Cela implique que la communauté est capable d’entendre qu’une femme soit blessée dans ce qu’elle a de plus intime et de plus légitime, son corps, sa sexualité et sa liberté. Le fait est d’importance et démontre la particularité de la position des femmes dans ce type de société.

 

 

Dion Cassius, Histoire romaine, 62, 6-7

 

Quand elle [Bouddica] eut fini de parler, elle procéda à une sorte de divination, laissant s'échapper un lièvre d'un pli de sa robe; et comme il courut dans une direction qu'ils considéraient comme de bon augure, toute la multitude s'exclama de joie, et Bouddica, levant la main vers le ciel, dit : "je te remercie, Andrasta, et fait appel à toi, comme une femme parle à une femme. [suit un long discours contre les Romains]. Mais pour nous, Maîtresse, puisses-tu être notre seule conductrice".[...] Tout cela, ils le firent en accompagnement de sacrifices, de banquets et de comportements impudiques, pas uniquement dans tous leurs autres lieux sacrés, mais particulièrement dans le bois d'Andate. C'était pour eux le nom de la Victoire, et ils en faisaient l'objet d'une vénération exceptionnelle.

 

 

 

« Quand elle [Bouddica] eut fini de parler, elle procéda à une sorte de divination, laissant s'échapper un lièvre d'un pli de sa robe; et comme il courut dans une direction qu'ils considéraient comme de bon augure, toute la multitude s'exclama de joie, et Bouddica, levant la main vers le ciel, dit : "je te remercie, Andrasta, et fait appel à toi, comme une femme parle à une femme. [suit un long discours contre les Romains]. »

 

Voici un exemple de la réelle intervention des femmes dans le domaine du sacré. Bouddica procède à une divination, elle-même, elle en dirige le geste et l’interprétation. Notons le signe « lièvre » qui est un des animaux attributs de Déesse Celte

Notons aussi qu’elle s’adresse directement, elle-même, à la Déesse. Elle n’a pas besoin de l’intervention d’un homme pour parler aux Dieux. Il serait donc envisageable que les femmes et les hommes pouvaient présider aux augures sans être eux ême Druide, à moins que Boudica ait été Druide ? Nous savons que les Druides avaient la possibilité s’ils en faisaient le choix d’épouser les causes royales et de faire la guerre.

 

Andrasda est une Déesse de la guerre. Morrigane, qui est la Déesse de la mort, rode elle au dessus des champs de bataille L’une encourage la fureur guerrière, l’autre ramasse les morts. Le nom de Boudica est aussi le nom d’une Déesse de la guerre, et son nom signifie « La Victorieuse ». Nous avons trouvé des inscriptions à sa dévotion, comme à Bordeaux (Boudiga)

 

 

Les stèles à des Boudica historiques

http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/boudica-4570.htm

Des romans ...

 

 De Pauline Dedge
"Les Seigneurs de la Lande"





Saga en plusieurs tomes
Manda Scott
"La Reine Celte"

 

Par Duir - Publié dans : Terre des Femmes
Samedi 11 avril 2009

Élisabeth Badinter fait couler beaucoup d’encre et baver bien des crapauds. C’est une femme dont le regard est éclaboussé par la lumière de l’intelligence.

Reniée par beaucoup, y compris par les féministe elle ose, elle dit et bouscule, en fait elle provoque des idées et des réflexions. Que n’avons nous pas plus de femmes de sa trempe pour nous faire réfléchir?


Fille du publicitaire Marcel Bleustein - Blanchet. Elle est la Présidente du conseil de surveillance de Publicis depuis 1996. Elle est l'épouse de Robert Badinter, dont elle a eu trois enfants.

Agrégée de philosophie, spécialiste du Siècle des Lumières, observatrice de l'évolution des mentalités et des mœurs, elle a été maître de conférences à l'Ecole Polythechnique.

Son essai Fausse route, publié en 2003, qui fustige la  misandrie contemporaine - ainsi que divers écrits critiques quant aux nouvelles lois concernant la parité politique ou le traitement des crimes et délits sexuels - ont suscité une vive polémique.


Lors du débat sur la parité en politique, Elisabeth Badinter s’est opposée à cette loi qui, selon elle,
« considérait que les femmes étaient incapables d'arriver au pouvoir par elles-mêmes. »

Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

Si nous avons du mal à voir l’homme et la femme comme semblables, du fait de nos croyances en la richesse de leurs différences, nous sommes comme elle entièrement persuadées que « La vocation féministe n'est pas de conduire une guerre des sexes visant à une revanche contre les hommes. »

Ainsi nous ne sommes pas obligées d’acquiescer à toutes les idées d’une âme, pour reconnaître sa dynamique enrichissante. Nous ne sommes pas fortement d’accord mais nous pouvons soutenir un combat qui nous semble juste.



Elisabeth Badinter a commis de nombreux écrits que nous pouvons recommander.




- L'Amour en plus : histoire de l'amour maternel (17 au 20siècle), 1980

- Émilie, Émilie, L'ambition féminine au 18e siècle 1983

- Cahiers Suzanne Lilar , Gallimard, Paris, 1986   

- Les Remontrances de Malherbes (1771-1775), 1985 ;

- L'Un est l'autre, 1986 ;

- Condorcet. Un intellectuel en politique, 1988 ;

- XY, de l'identité masculine, 1992   

- Les Passions intellectuelles, tome 1 : Désirs de gloire (1735-1751), 1999 ;

- Les Passions intellectuelles, tome 2 : L'exigence de dignité (1751-1762), 2002 ;

- Simone de Beauvoir, Marguerite Yourcenar, Nathalie Sarraute, 2002. Conférence d'Élizabeth Badinter, Jacques Lassalle et Lucette Finas

- Fausse route : Réflexions sur 30 années de féminisme,

- Madame du Châtelet, Madame d'Épinay : Ou l'Ambition féminine au 18e siècle, 2006

- Les Passions intellectuelles, tome 3 : Volonté de pouvoir (1762-1778), 18 avril 2007;

- Je meurs d'amour pour toi, Isabelle de Bourbon-Parme, Lettres A L'archiduchesse Marie-christine, 2008

Par Duir - Publié dans : Terre des Femmes
Samedi 11 avril 2009

 

Dans notre pousse, et pour grandir nous avons besoin de modèles, de ce que nous appelons « héros ». Nous avons besoin aussi d’héroïnes. Autrefois nous avions des figures mythiques porteuses de sens profond et d’échos constructifs pour nos psychés en devenir. Les héros ont bien changé. Mais si je devais choisir une héroïne des temps modernes, la première serait Simone Veil ! Cette femme est belle, belle comme une paix sur le monde. Elle promène son regard profond qui a vu tant de choses, son sourire discret tout en douceur et une force terrible qui émane de son âme. Oui voilà un modèle qui m’est convenu pour grandi. Etre à la fois forte devant l’adversité, vivre toujours (Simone est revenue des camps de la mort) Porter assez d’amour en soi et de volonté pour mener jusqu’au bout les combats, défendre ses idées, sans violence mais avec fermeté. Nous ne remercierons jamais assez cette femme de nous avoir libéré des aiguilles à tricoter ! (voir article sur avortement)


[1][1]Déportée à l'âge de 17 ans à Auschwitz, Simone Veil, après de lourds travaux de terrassements, sera contrainte, ainsi que sa sœur et sa mère à suivre la marche forcée d’évacuation des camps par les nazis lors de l’avancée des alliées. Sa mère mourra du typhus un mois avant leur libération. Son père et son frère disparaîtront dans un autre camp de travail.  Elle épouse Antoine Veil, futur collaborateur de Michel Debré. Après des études de droite et de sciences politiques à l'IEP de Paris, Simone Veil devient magistrate. En 1969, elle entre en  politique en rejoigant le cabinet de René Pleven alors Garde des Sceaux.

 

2)Simone Veil libéralise l'accès à la contraception, crée les centres de planning familial et fait
voter en 1975 la sur l'interruption volontaire de grossesse. Elue député, elle devient la première femme présidente du Parlement européen (1979-1982). En 1993, elle quitte ses mandats européens et rejoint le gouvernement Balladur pour s'occuper des affaires sociales, de la santé et de la ville, et devient la première  femme ministre d'état. Depuis 1998, elle est membre du Conseil constitutionnel. Simone Veil soutient de nombreuses associations à vocation européenne, telles que le Fond européen pour la liberté d'expression, ou encore la Fondation de l'Europe des sciences et de la culture, dont elle est présidente d'honneur.

Simone Veil est membre depuis le jeudi 20 novembre de l'Académie française. Elle a été élue au premier tour de scrutin avec 22 voix sur 29 votants.

 

 

 


[2][2] Les hommes aussi s’en souviennent paru chez Stock 2004

Résumé du livre

Le 26 novembre 1974  Simone Veil, ministre de la santé au gouvernement de Valéry Giscard d'Estaing, présente son projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse devant l'Assemblée Nationale. Modifier profondément la loi est urgent : chaque année, environ 300 000 femmes dans la détresse ont recours à l'avortement clandestin ou se rendent à l'étranger pour se faire avorter, tandis que des médecins de plus en plus nombreux font part publiquement de leur pratique des IVG en toute illégalité. Ce  discours et les débats qui l'ont suivi révèlent à la  France entière une femme courageuse et déterminée, défendant à la fois la dignité de la femme et  l'interêt de la Nation, face à des parlementaires déchaînés, y compris dans son propre camp



[1][1] Une Vie parue chez Stock 2007

Biographie de Simone Veil de son enfance, en passant ar les camps de ocncentration à sa vie politique.

 

Par Duir - Publié dans : Terre des Femmes
Samedi 11 avril 2009

Voila ce premier article de Terre des Femmes porte sur un thème important, l’avortement. Cette « petite » intervention nous semble aujourd’hui comme un acquis, une chose naturelle et définitivement valable.

Je fais partie de celles qui ont connue avant et après. Cela implique que ce droit ne date quand même pas de mathusalem. On ne peut se faire avorter, sans risque la prison (et la guillotine il n’y a pas si longtemps) que depuis la loi Veil en 1975 et cela après bien des combats !

Sommes-nous sûres que ce droit est bien acquis ? Il reste deux pays européens à l’interdire sous peine des foudres de Dieu et de la Justice, mais beaucoup de voix s’élèvent pour une remise en question de ce droit, et en général des appels religieux.

 

Oui l’avortement est quelque chose de terrible, une responsabilité grave, c’est une réalité. Il s’agit réellement d’enlever un fœtus du ventre maternel, de lui donner la mort. D’ailleurs, on parle toujours de la mise à mort du fœtus mais jamais du traumatisme des mères. Devons nous voir dans ce fait une continuelle croyance à la culpabilité féminine, doublement coupable de par son avortement ?

J’en ai connu quelques unes qui allaient se faire avorter comme on va au marché, mais la plupart en sortent meurtries, blessées, et oui bien sûr coupables.

Comment puis - je prendre ça moi en tant que « païenne », adepte des religions de la nature qui considèrent l’enfantement comme un acte sacré ? C’est bien la nature qui prévoir de faire des enfants ….

Je le prends mal, et en ce sens je suis – contre – l’avortement.

 

Cependant j’ai toujours chérie la liberté et en y réfléchissant certains autres réflexions se font jour.

Les femmes se sont toujours fait avorter, seulement sans loi, on se fait avorter de façon déguelasse, dans la douleur et le danger, on se laisse charcuter par les premiers venus dans un coin de cuisine avec une aiguille à tricoter.

Cela laisse perplexe et je ne souhaite cela à personne.

 

1920 : interdiction de la contraception et de l'avortement, crime passible de la Cour d'assises (3 mois à 6 ans de prison).

1939 : Création de brigades policières chargées de traquer les "faiseuses d'anges".  Appel à la délation !

1941 : les personnes suspectées d'avoir participé à un avortement sont déférées devant le Tribunal d'État.

1942 : Loi du 15 février : l'avortement devient un crime d'État puni de mort. Marie-Louise Giraud, est guillotinée.

 

Dans ma jeunesse on avait le choix entre le coin de la cuisine et l’aiguille à tricoter ou le voyage en Angleterre, pays plus permissif. Nous pouvons constater que sans les moyens de payer le voyage et l’intervention, il ne reste que l’aiguille pour les plus démunies.

Nous avons oublié toutes les souffrances endurées par ces femmes, et l’humiliation, l’exclusion, voire la prison et la guillotine quand cela se passait mal, ou se faisait savoir.

Mais il y eu des femmes et des hommes qui ont osé, parler, dire stop !

 

 

Le 5 avril 1971 parait dans le Nouvel Observateur le manifeste des 343 ! (parfois dit manifeste des 343 salopes !). Le manifeste des 343 est une pétition signée par 343 femmes affirmant avoir subi un avortement, elles s'exposent ainsi à des poursuites pénales pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement (nous sommes en 1971 !)

Le manifeste commence par ces phrases :

 

« Un million de femmes se font avorter chaque année en France.

Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées, alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples.

On fait le silence sur ces millions de femmes.

Je déclare que je suis l'une d'elles. Je déclare avoir avorté.

De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l'avortement libre. »

 

Suivent les 343 signatures, notamment celles de personnalités telles que Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Françoise Fabian,  Catherine Deneuve, Christine Delphy, Brigitte Fontaine, Gisèle Halimi, Bernadette Lafont, Violette Leduc, Jeanne Moreau, Marie-France Pisier, Micheline Presle, Marthe Robert, Yvette Roudy, Françoise Sagan, Delphine Seyrig, Nadine Trintignant, Agnès Varda, Marina Vlady etc.


 


En 1972  durant le
procès de Bobigny Gisèle Halimi[1][1] défend une mineure qui s'était fait avorter après un viol (et qui fut balancé » par le violeur), en faisant une tribune contre la loi de 1920. Ce sera le dernier procès de ce type,

C’est en 1975 que la loi Veil[2][2] légalise l'interruption volontaire de grossesse.

 

Depuis la natalité n’a pas bougé en conséquence et les femmes n’ont plus à affronter l’aiguille à tricoter. C’est à mon sens une grande victoire sur l’obscurantisme.

 

Je suis donc – pour – une loi permettant l’avortement.


 


Une loi qui nous protège, nous femmes, des tricoteuses, des enfants de viols, et de toutes les raisons intimes et personnelle qui font qu’une femme puissent avoir besoin de se faire avorter.

Qui sommes nous pour juger ?

Au lieu de « hurler contre » ne serait-il pas plus constructif d’éduquer nos enfants, de leur expliquer la contraception « pour » les préserver. Leur expliquer que ce droit est fragile et respectable, et que nous devons le protéger sans en abuser, sans le banaliser. Que les aiguilles ne servent plus que ce à quoi elles sont destinées : tricoter !

 

 

 



[1][1] Gisèle Halimi Avocate Irrespectueuse chez Pocket

[2][2] Simone Veil Une Vie

Par Duir - Publié dans : Terre des Femmes
Vendredi 10 avril 2009



Nouveau site de collaboration internationale et
de discussions interdisciplines sur la pratique des rituels



Le rituel tiend une place particulière dans la vie humaine. Si la culture les occulte ou si a tradition les oublie, l'humain va instamment se recrée du rite, ce besoin vital de sens. Encore faut-il que ces rites soient compris dans leur essence et par consequent porteurs de ce à quoi notre esprit aspire. Denaturés, travestis,  ayant perdu leur contexte premier, ils deviennent folklore et simulacre. Nous voilà tiraillés entre des volontés manipulatrices et des actes "insensés". Retrouver le sens du rite est sans aucun doute une priorité pour notre époque égarée entre des gestes et des mots anarchistes, anachroniques, souvent incoherents, malsains

Le site ...

 

 

Par Duir - Publié dans : Regards

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